L'ardente

23 sept. 2023
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Elle était superbe rouquine. Je la croisais toutes les fois Où je faisais trottin-trottine Sur l’allée qui longe le bois.
À tous les cieux, elle étalait L’or enflammé de sa parure Devant mes yeux énamourés De ses appas sans fioritures.
« Tu es à moi, belle étincelle ! » Lui déclarais-je d’une œillade. Impavide, la demoiselle Se moquait bien de mes aubades.
Elle n’avait cure de moi Ni de mon amour éperdu. Mais un matin, elle craqua. Je lui avais marché dessus.
Au revoir, jolie feuille rousse Qui enchantas ma course morne. Retourne à la terre, à la mousse. Rendez-vous au prochain automne…
